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RÉFORME DES RETRAITES : PÉNIBILITÉ ET POLYPENSIONNÉS M. le président : La parole est à M. Jean-Luc Préel, pour le groupe Nouveau Centre. M. Jean-Luc Préel : Ma question s’adresse à M. Eric Woerth, ministre du travail. Monsieur le ministre, vous venez de présenter le projet de loi réformant notre système de retraite avec la volonté de sauvegarder la retraite par répartition. Je salue votre courage. Cette réforme est indispensable, en raison essentiellement des problèmes démographiques liés au papy-boom et à l’allongement de la durée de vie. Nous devrions donc, comme dans de nombreux pays, parvenir à un consensus. Cependant, le Nouveau Centre a souhaité que cette réforme soit l’occasion de simplifier nos 38 régimes de retraite pour aller vers un régime universel unique, à points géré par les partenaires sociaux avec mise en extinction des régimes spéciaux. Notre groupe présentera des amendements en ce sens. Le Président de la République a dit clairement, hier, que le Parlement disposerait de marges de manoeuvre pour améliorer le texte, notamment pour les polypensionnés et pour la prise en compte de la pénibilité. Quelles seront nos marges de manoeuvre ? Les polypensionnés, qui dépendent de plusieurs régimes, sont aujourd’hui pénalisés et leurs retraites sont minorées. Le Nouveau Centre souhaite que, dans leur cas, on prenne en compte les vingt-cinq meilleures années, L’accepterez-vous ? Repousser l’âge légal de départ à la retraite nécessite de prendre en compte la pénibilité. Le texte propose une avancée majeure prenant en compte l’invalidité. Mais il faut aller plus loin et traiter de la pénibilité pendant le travail. Francis Vercamer vient de remettre un rapport remarquable (Applaudissements sur les bancs du groupe NC) préconisant notamment, outre la réforme de la médecine du travail, la mise en place d’un observatoire de la pénibilité chargé de définir les métiers exposant aux risques liés aux produits manipulés et de prendre en compte l’évolution des métiers, en proposant des critères objectifs. Êtes-vous favorable, monsieur le ministre, à cet observatoire de la pénibilité ? Accepterez-vous nos amendements ?
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