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REPONSE DE MONSIEUR LE MINISTRE DU TRAVAIL, DE L'EMPLOI ET DE LA SANTÉ
M. le président : La parole est à M. Xavier Bertrand, ministre du travail, de l’emploi et de la santé.
M. Xavier Bertrand, ministre du travail, de l’emploi et de la santé : Oui, monsieur le député, la mise en place d’un secteur optionnel sera une véritable avancée en matière d’accès aux soins et pour éviter que les dépassements d’honoraires ne continuent à se développer.
Je partage votre constat, monsieur le député. Si les actes avaient été régulièrement revalorisés, nous n’aurions pas de tels dépassements
(Exclamations sur les bancs des groupes SRC et GDR)
dans certaines régions.
(Vives exclamations sur les bancs des groupes SRC et GDR.)
Je vous rappelle, mesdames et messieurs les députés, que c’est cette majorité qui a revalorisé la rémunération des généralistes, en faisant passer l’acte à vingt-trois euros…
Nous l’assumons car je préfère des actes de qualité, correctement rémunérés, au laisser-aller et au laisser-faire
(Applaudissements sur les bancs du groupe UMP)
de ceux qui visiblement n’ont pas la même attention pour notre système de santé. J’assume ce choix et c’est notre majorité qui l’a fait !
Quant au secteur optionnel, il ne s’appliquera pas seulement dans le domaine purement conventionnel, car il faut intégrer un autre acteur, les assurances complémentaires, la mutualité ou les assureurs.
J’ai noté avec beaucoup de satisfaction la confirmation des propos de M. Caniard, le président de la Mutualité française. Ils sont disposés à avancer sur ce sujet. Et avec Nora Berra, j’ai bien l’intention, dans les semaines qui viennent – en tout état de cause avant les vacances –, de commencer les discussions sur la base de l’accord de 2009.
(Exclamations sur les bancs des groupes SRC et GDR.)
À cet égard, j’entends beaucoup de déclarations. Tout le monde dit que nous devons favoriser l’accès aux soins, éviter la progression des dépassements.
M. Xavier Bertrand, ministre : Nous verrons si, oui ou non, nous parviendrons à un véritable consensus politique. En tout cas, il y a, semble-t-il, un consensus dans le domaine de la santé. (Exclamations sur les bancs des groupes SRC et GDR.)
J’ai bien l’intention d’avancer sur ce sujet comme vous le demandiez, monsieur le député. C’est cela qui permettra de garantir un accès à des soins de qualité, remboursables, opposables. Il ne s’agit pas que les professionnels du secteur 1 puissent pratiquer des dépassements. Eux, ils sont concernés par la logique des revalorisations.
Il s’agit bien de permettre qu’il y ait davantage de soins accessibles aux Français. C’est l’accès à des soins de qualité qui est en jeu.
(Applaudissements sur les bancs du groupe UMP.)

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